Vue sur le village de Santa-Reparata-di-Balagna, avec son clocher, ses maisons groupées et les montagnes en arrière-plan
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À Santa-Reparata-di-Balagna, le village s’appuie sur la pente et s’ouvre sur les reliefs.

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Olivier GOMEZ

Santa Reparata di Balagna

La petite Toscane 

Santa-Reparata-di-Balagna

Entre le mont Sant’Anghjulu et la colline de Santa Susanna, le belvédère de Santa Reparata di Balagna embrasse la Vallée du Reginu. Le regard navigue librement du lac agricole de Codole jusqu’aux reflets de la Méditerranée du golfe de L’Isula – L’Ile-Rousse -, et les montagnes sauvages du Ghjunsani. Si ses collines douces, ses oliviers et ses terres travaillées lui valent parfois le surnom de « petite Toscane », le lieu revendique avant tout un ancrage corse profondément attaché à la terre.

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  • Santa-Reparata-di-Balagna
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Les quatre hameaux

Santa-Reparata s’affranchit de l’idée d’un centre unique. U Poghju, Palmentu, Occiglioni et Alzia forment un ensemble étalé sur les hauteurs, où chaque hameau conserve ses maisons anciennes et sa personnalité.

Les toponymes en disent long : U Poghju désigne la hauteur, tandis que Palmentu conserve le souvenir précis du pressoir à raisin. À Occiglioni, les façades veillent sur la vallée, appuyées à Palmentu par deux anciennes tours rappelant la nécessité historique de surveiller les accès. Traverser ces différents lieux revient à lire l’histoire d’une communauté plurielle, réunie par un même relief.

Des gestes précieux

Le paysage conserve lamémoire d’une agriculture autrefois florissante. Au XIXᵉ siècle, vignes, céréales, oliviers et agrumes occupaient largement les côteaux. La toponymie des lieu-dit en langue corse en garde l’empreinte exacte : l’aghja pour l’aire de battage, le campu pour le champ ou la mandria pour l’enclos.

Cette tradition agricole se perpétue aujourd’hui, notamment à travers les vignes du Clos Petra Rossa et des fourneaux de la biscuiterie I Biscotti di Josephine. À U Casanu, Paulette et Antoine Poli marient élevage bovins, culturels maraîchères et transformation de leur production. Peu après l’église, sur la route du Reginu, Balagn’Ânes met à l’honneur l’âne corse. Dans le sillage de cet amour du travail bien fait, la création artisanale prend le relais sur A Strada di l’Artigiani. À l’Atelier Codolina, Catherine d’Angeli façonne le grès et la céramique raku, tandis qu’à Occiglioni, Colette Clément travaille le cuir à la main. Le geste reste précis, attentif à la matière.

Le patrimoine religieux

Le patrimoine religieux ponctue la découverte d’un hameau à l’autre. Classée au titre des Monuments historiques, l’église paroissiale Santa Reparata témoigne des évolutions architecturales traversées au fil des siècles.

Chaque quartier abrite son propre refuge spirituel, à l’image d‘Occiglioni où la confrérie Saint-Antoine conserve de remarquables stalles en bois sculpté.

Loin d’être de simples témoins du passé, ces édifices restent le cadre de traditions vivantes, réunissant les habitants lors des fêtes patronales et des processions, comme celle de la San Roccu à lami-août.

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